GP Chine 2011 : Superbe victoire de Lewis Hamilton

Par Samuel

Lewis Hamilton s’est imposé en Chine avec la manière au terme d’un magnifique GP. Sebastian Vettel (Red Bull) termine deuxième alors que Mark Webber, parti dix-huitième sur la grille, complète le podium au prix d’une remontée fantastique.



Lewis Hamilton revient de loin. Victime d’un problème mécanique (moteur noyé) à 30 minutes du départ, il n’a en effet quitté les stands qu’à quelques secondes de la fermeture de la piste. Deuxième à 5 tours de l’arrivée, le pilote Britannique a profité de la baisse de performance des pneumatiques sur la RB7 de Sebastian Vettel pour revenir sur lui avant de le dépasser de manière magistral (voir vidéo ci-dessous) pour s’envoler vers sa première victoire de la saison.

Lewis Hamilton remporte là le 15è GP de sa carrière, le premier depuis sa victoire au Grand Prix de Belgique 2010. Il remonte à la deuxième place du classement général (48 points) derrière Sebastian Vettel (68 points).

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La déclaration de Lewis Hamilton à l’arrivée :

Vous avez fait le pari de garder un set de pneus frais. Est-ce ce pari qui vous a offert la victoire aujourd’hui ?

Je crois qu’aujourd’hui la stratégie que nous avions décidée après la séance de qualifications a payé. Je pense que mon option concernant les pneus a duré plus longtemps que les gars devant mais je pense que ce sont plusieurs petites choses qui se sont ajoutées. Les arrêts aux stands ont été fantastiques, c’était bon pour nous. Les gars travaillent toujours pour s’améliorer et la voiture était superbe. J’ai juste essayé de soigner mes pneumatiques et de prendre de la vitesse en même temps. C’était l’une des meilleures courses auxquelles j’ai pris part, avec plusieurs gars devant moi que j’ai dû dépasser. Mais chapeau aux gars de l’usine et du garage. Ils mettent vraiment tout leur coeur dans le développement de la voiture pour la rendre la meilleure possible chaque week-end. C’est génial d’être capable de ramener la victoire pour eux.

que s’est-il passé avant le départ ? On a vu vos mécaniciens s’affairer sur votre monoplace dans les stands…

A vrai dire je n’en sais rien. La voiture ne voulait pas démarrer, c’est tout. C’était très très curieux. C’est quelque chose qui était déjà arrivé, mais quand après plusieurs essais, ça ne marchait toujours pas, on a commencé à s’inquiéter. Je voyais tout le monde faire de son mieux pour comprendre comment réparer ça, alors je ne voulais pas les embêter en leur demandant en permanence « qu’est-ce qui se passe, qu’est-ce qui se passe »… J’ai juste demandé combien de temps il nous restait avant que la ligne des stands ne soit fermée. On m’a répondu six minutes alors je me suis détendu. J’avais confiance en eux, je savais qu’ils allaient trouver la solution. Je ne pensais pas que ce serait un gros problème, mais au final on était juste dans les temps. Il y avait pas mal de tension sur la grille, mais tout le monde a gardé son calme, et c’est aussi grâce à eux si j’ai gagné aujourd’hui.

En quelques semaines, vous avez réussi a amener cette voiture sur la plus haute marche du podium, c’est phénoménal…

En effet, et cela démontre la force de notre écurie. A Barcelone (les derniers essais hivernaux, ndlr), la voiture ne marchait pas du tout et la fiabilité était désastreuse. Nous n’arrivions pas à faire plus de 20 tours. En l’espace de deux semaines, ils ont travaillé comme des fous, c’est incroyable ce qu’ils ont réussi à faire. En Australie, nous avons parcouru pour la première fois la distance d’une course et la voiture marchait bien. Red Bull fait de l’excellent travail, ils vont très vite. Ils nous obligent à tout donner pour rattraper notre retard. Je pense qu’aujourd’hui nous étions presque au même rythme qu’eux en course. Ils étaient peut-être encore un peu plus rapides, mais en étant un peu plus intelligents et grâce à notre stratégie nous avons pu gagner. Cela ne marchera pas forcément à chaque fois mais aujourd’hui ça a marché, j’en suis ravi.

Vous étiez particulièrement heureux sur le podium. Etait-ce dû seulement à la victoire ?

C’était surtout à cause du désir de la victoire, le désir d’être le meilleur et de se battre contre les pilotes les plus forts du monde. Quand vous n’avez pas gagné depuis longtemps, et je ne me souviens plus de quand datait ma dernière victoire (Le GP de Belgique 2010, ndlr), vous avez l’impression que c’était il y a une éternité. Et il faut garder les idées claires. En plus, avec ce qu’il s’est passé avant le départ, je me suis dit que j’allais partir de derrière avec Mark (Webber). Et puis il y a eu aussi le déroulement de la course. Je ne pensais pas que j’allais arriver à rattraper Sebastian, il faisait tout ce qu’il pouvait pour rester devant. Nous avons livré une bataille très propre, et je suis ravi d’en être sorti vainqueur.

Est-ce que la course a été aussi agréable pour vous que pour tout le monde autour de la piste, et devant sa télé ?

Absolument ! Chaque mètre, chaque seconde de cette course fut un délice. J’adore pouvoir me battre avec différents pilotes au meilleur de leur force. J’ai vraiment eu ce sentiment aujourd’hui. Même si les pneus créaient parfois des différences entre les voitures, j’ai eu l’impression que tout le monde se battait pour défendre sa position. Cela a rendu la course encore plus excitante.