
Le week-end sur le Mont-Fuji fut parfait pour Lewis Hamilton. Il signa samedi la pole (la 5e de sa courte carrière), s’attribua le meilleur tour en course et la plus haute marche du podium. Pour courronner le tout, Lewis Hamilton dispose désormais de 12 points d’avance sur Fernando Alonso et 17 sur Kimi Raikkonen. Hamilton a montré ce week-end l’étendue de sa classe. La maturité et la maitrise dont il a fait état ce week-end furent à l’image de la saison. La possibilité qu’il décroche la couronne de champion du monde F1 est à présent bien réelle. Il ne s’emballe cependant pas:
Ce fut une course remplie de rebondissements. A un moment ou à un autre, tous les pilotes ont pensé qu’il fallait stopper le grand prix. Parfois, c’était très piégeur, et à d’autres moments ça séchait et c’était plus facile de conduire. Nous avons eu la safety car au début et j’étais favorable pour continuer. Quand la safety car s’est effacée, j’ai pris un départ correct, et je n’ai pas ressenti la pression de Fernando [Alonso]. J’économisais mon essence et je pilotais à ma main, me détachant. J’aurais attaqué plus s’il s’était rapproché tout près. Puis, je suis rentré au stand, et quand je suis ressorti, j’ai entendu qu’il était sorti de la piste et qu’il était un truc du genre quatre ou cinq places derrière moi. C’est un plus pour moi pour me concentrer à rester sur la piste. Puis, j’ai eu une collision avec Robert [Kubica]. Je ne l’ai pas vu arriver dans mes rétros, à l’intérieur. Aussi, ma visière était embrumée et je voyais donc très peu dans tout ce brouillard. Par chance, j’ai pu finir. Dans les derniers tours, l’équipe m’a demandé de ralentir, me pécisant que j’étais une seconde plus rapide que tout le monde. J’ai répondu que j’allais faire aussi lentement que possible du moment que je garderais de bonnes sensations. Dans les deux derniers tours, j’y suis allé vraiment
très prudemment car il pleuvait fort, et mes pneus étaient usés et je craignais l’aquaplanage. Cela aurait été très facile de sortir. J’en ai vraiment des frissons d’avoir décroché cette victoire. C’est génial pour l’équipe.
Fernando Alonso fut moins chanceux que Lewis Hamilton, un accident au 41e tour mit un terme à sa course et a probablement anéantit ses chances de décrocher un troisième titre consécutif. Il reconnait lui même qu’il lui faudrait à présent un miracle:
Quand j’ai freiné au virage 5, je suis parti en aquaplanage et en tête-à-queue. Malheureusement, le muret à ce virage est très proche de la piste et j’ai tapé fort dedans… et c’était fini. A présent, j’ai vraiment besoin d’un miracle pour être champion. A l’évidence, il faut qu’il [hamilton] abandonne sur problème mécanique pour qu’il me reste une chance. Si les courses se déroulent normalement, c’est fini.


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