Interview de Lewis Hamilton avant le GP de Monaco

Par Samuel

Lewis Hamilton a réponsu à quelques questions avant le GP de Monaco. Il s’exprime sur les particularités de ce GP et ce qu’il représente. Pour lui il est également évident qu’il faut toucher les rails à certains endroits pour aller plus vite.

Vous restez sur une performance fantastique en Turquie (2e). Pensez-vous pouvoir faire mieux à Monaco ?

Lewis Hamilton : « Imprévisible » est le mot qui définit le mieux Monaco d’un point de vue performance. Nous avons fait une super course en Turquie, nous savons que la performance est là, mais tout peut arriver à Monaco.

Monaco vous a réussi à divers niveaux (ndlr : deux victoires en F3 2005 et dans l’unique course GP2 2006). Qu’est-ce qui vous réjouit le plus sur ce circuit ?

L.H. : C’est ma course favorite. On sent le poids de l’Histoire partout. C’est quelque chose que l’on ressent forcément ; l’ambiance y est fantastique. C’est le Grand Prix que chaque pilote veut gagner. Les circuits urbains sont très excitants : il n’y a pas de droit à l’erreur de tout le week-end. C’est tellement étroit, partout, et quand on pense à la vitesse que l’on va, c’est irréel.

Que faut-il faire pour aller vite ?

L.H. : Il faut utiliser chaque centimètre du circuit. Et ça veut aussi dire toucher les rails à certains endroits.

Sur un circuit si unique, quelle est la priorité en matière de réglages ?

L.H. : Le set-up est assez différent d’ailleurs. La première nécessité est une traction fantastique pour s’assurer de bien ressortir des virages. Comme il n’y a pas de lignes droites, on met un maximum d’appui car on n ‘atteint même pas les vitesses d’autres pistes.

Le circuit paraît incroyable à la télé. Comment est-ce à bord d’une Formule 1 ?

L.H. : C’est si serré et très difficile de décrire les sensations au volant car on est assis bas. On arrive franchit 290 km/h, et quand on freine on sait qu’il n’y a pas de zones de dégagement. On ne voit pas la sortie. Tout ce qu’on voit se trouve en face de vous, probablement 50 mètres devant. Dans certains virages, c’est presque de la devinette car on doit spéculer sur le comportement de la voiture, en espérant qu’elle va aller là où il faut, en se fiant à son instinct et à sa mémoire.

La course associé le côté glamour de ce sport. En tant que pilote, vous prenez-vous au jeu ou est-ce un facteur de distraction ?

L.H. : Ce n’est pas un facteur de distraction pour moi car à chaque course je suis entièrement focalisé sur l’accomplissement de mon travail. Lors du week-end de Monaco plus que les autres, il s’agit d’être à 100% dans ce registre. Je m’occupe juste de moi.