GP France : Les déclarations après les qualifications
Par Samuel
Kimi Räikkönen (Ferrari, pole position) : « La voiture n’était pas très rapide en Q1 et Q2 car elle est différente selon la quantité d’essence. Nous avons travaillé tout le week-end alors que quantité normale d’essence, nous n’étions donc pas toujours à la place voulue. Le principal était de rester rapide, et ça a marché pour nous. J’ai fait un tour super rapide et l’équipe m’a dit de rentrer car il n’y avait pas lieu de gaspiller de l’essence. A la chicane, j’ai obliqué au dernier moment vers la pit lane. A cet instant, j’étais dans un tour 0.2 sec plus rapide. Le week-end se déroule bien jusqu’à présent mais nous avons besoin de finir dimanche pour marquer des points. Question pneus, il n’y a pas un grand écart sur la premier tour au bénéfice du « tendre » mais le « medium » a définitivement un avantage en course. Nous sommes en bonne position : les deux types fonctionnent bien sur notre voiture ».
Felipe Massa (Ferrari, 2e) : « J’ai un peu surconduit en Q3 en essayant de tirer le meilleur de la voiture. J’ai perdu du temps dans deux virages à trop attaquer. Mais, aussi, la voiture m’a paru moins compétitive qu’en Q1 et Q2 (meilleur chrono). Cependany, la 1ère ligne reste bonne ».
Fernando Alonso (Renault, 4e) : « Les temps étaient très serrés en Q1 et Q2. Une fois entré en Q3, il s’agissait de faire un bon temps. La voiture a réellement progressé et nous avons pour la première fois cette saison la possibilité réelle de nous battre pour le podium dans des conditions de course normales. Les Ferrari sont sans doute encore un cran au-dessus mais nous ferons notre maximum pour faire un beau résultat ».
Nelson Piquet (Renault, 11e) : « C’est frustrant de laisser échapper la Q3, nous avons peut être mal anticipé le comportement des pneus tendres qui se sont révélés plus lents que ce que nous pensions. Mais nous avons finalement la possibilité d’opter dimanche pour une stratégie décalée et je compte bien en profiter car il est ici particulièrement difficile de doubler. Les chronos étaient très serrés, notre voiture semble bien se comporter. Nous pouvons être dans le rythme dans des conditions de course normale ».
Pat Symonds (Renault, directeur exécutif de l’Ingénierie) : « Cette séance résume bien nos derniers essais et les progrès enregistrés hier encore sur ce circuit. Nous sommes bien entendu satisfaits de la 4e place de Fernando [Alonso] qui nous en sommes convaincus nous laisse une vraie possibilité de nous battre pour le podium. N’oublions pas la performance de Nelson [Piquet], qui laisse échapper la Q3 pour cinq centièmes, c’est également un bel effort de sa part ».
Denis Chevrier (Renault, responsable des Equipes motoristes en piste) : « Nous avons assisté à une belle séance de qualifications. Notre résultat confirme la tendance que nous espérions voir se mettre en place. Les temps sont très serrés et nous pouvons espérer une belle course ».
Jarno Trulli (Toyota, 5e) : « Une super qualification, je suis ravi pour moi et l’équipe car nous avons deux voitures dans le Top 10. Je ne m’attendais pas à être si rapide mais je suis monté en puissance tout le week-end. La voiture était bien équilibrée et tout s’est bien passé, particulièrement dans mon dernier tour. Tôt dans la Q3, j’ai fait un tête-à-queue car j’attaquais trop et j’ai trouvé la limite avec l’essence à bord. Je n’ai pas paniqué et j’ai juste changé quelques réglages pour le dernier run ».
Robert Kubica (BMW, 7e) : « Nous vivons un week-end difficile. Après les essais de vendredi, je m’attendais à avoir du mal. L’équilibre n’est pas comme je veux et ma voiture a un grip général faible. L’écart sur les top teams semblent être le même. Ça ne va pas être facile de marquer de gros points ».
Nick Heidfeld (BMW, 12e) : « Le circuit de Magny-Cours est complètement différent de celui de Montréal, et dès le début du week-end nous n’avons pas été aussi bons que récemment. Je vais partir 11e en raison de la pénalité de Lewis Hamilton et je vais pouvoir choisir ma stratégie d’essence ».
Willy Rampf (BMW, directeur technique) : « Ce fût une qualification difficile qui a tourné à la partie de poker au niveau des pneus. Nous avons sans cesse passé d’un train à l’autre sans être satisfaits ni de l’un ni de l’autre. Le ‘tendre’ avait plus de grip mais moins de stabilité que le ‘medium’. Nick était très proche de Robert en Q2 mais n’a pas eu de chance en Q3. »
Mark Webber (Red Bull, 8e) : « Ça me convient car ça aurait pu être pire. Jarno [Trulli] a fait un tête-à-queue devant moi dans mon premier tour rapide en Q3, et tout reposait sur mon dernier tour. Mais ça l’a fait ».
David Coulthard (Red Bull, 9e) : « Cela a été serré avec Renault et nos voitures jumelles ce week-end (Toro Rosso). Au bout du compte, nos deux voitures sont dans le Top 10. J’ai une quantité d’essence correcte, je suis donc content de ma performance ».
Christian Horner (Red Bull, directeur) : « On s’est bien refait après un vendredi difficile. Nos deux pilotes sont bien plus satisfaits de leurs voitures aujourd’hui ».
Lewis Hamilton (McLaren, 3e + 10 places) : « C’est sûr, cette pénalité ne va pas m’aider, mais les règles sont les règles et je vais essayer de faire de mon mieux. Mais aujourd’hui je veux aussi m’excuser auprès de l’équipe, je n’ai pas très bien piloté. J’ai fait deux fois la même erreur au même endroit, ce qui m’a coûté pas mal de temps ».
Heikki Kovalainen (McLaren, 6e + 5 places) : « Le trafic m’a empêché de faire un tour clair en Q1, j’en ai donc fait un second juste pour assurer le coup. En Q2, j’ai trouvé un bon équilibre et j’étais plus confiant pour la Q3. Je n’ai pas eu de réels problèmes mais des petites choses m’ont empêché d’être plus rapide en Q1 et en Q2. Je vais partir 10e après une pénalité dûe à une confusion avec deux voitures ; ce n’est pas idéal mais ça reste parfaitement possible de scorer de là ».
Sébastien Bourdais (Toro Rosso, 14e) : « Ça ne se joue pas à grand-chose. On était six ou sept en moins de 0.1 sec et dans ces moments là les petits détails comptent énormément. J’espère une 12e place, je pense que c’était réalisable. Mais c’est vrai que la piste a pas mal évolué, ça a beaucoup chauffé, on a pris un peu de survirage ce qui a amplifié celui que l’on avait déjà dans l’entrée des serrés. Ça ne nous a vraiment pas aidés. C’est pour tour le monde pareil mais pour nous ça a amplifié un petit défaut que nous avions déjà. Cette voiture est pour l’instant un peu « l’anti-Bourdais », c’est ça le problème. Il y a du travail en perspective, c’est sûr : elle survire en entrée de serré et sousvire dans les rapides, et ce sont les deux choses que je n’aime pas trop. Mais nous savons que nous avons une marge d’évolution et nous devons comprendre un certain nombre de choses. J’espère que nous allons apporter des améliorations au fur et à mesure de la campagne européenne. Ici, c’est l’une des courses où il ne se passe pas grand-chose si les conditions sont stables. C’est très difficile de doubler et très difficile de rester au contact dans Estoril, le long droit qui n’en finit pas après la ligne des stands. Si le temps s’en mêle, il peut se passer beaucoup de choses, mais là il faudra être à l’arrivée ».
Nico Rosberg (Williams, 15e + 10 places) : « Je sors de deux courses où j’avais la voiture pour être dans le 5 et là, ça va pas carrément du tout. On est loin. C’est vachement difficile, et même sans ma pénalité de dix places cela aurait été difficile de faire des points. On est sur un circuit normal et on va moins vite. C’est peut-être du à l’aéro ».