GP Europe: L’apprentissage de Lewis Hamilton
Par Samuel
Lewis Hamilton, pour la première fois de la saison, a fini hors des points alors que son coéquipier et concurrent Fernando Alonso engrangeait le maximum de points. Alonso pointe désormais à 2 petits points et Massa à 11. C’est pourtant un week-end qu’Hamilton n’est pas prêt d’oublier. Il est arrivé en Allemagne malade, a été victime d’une sortie de route a 240km/h, une crevaison au départ, un passage dans le gravier, les pluies torrentielles. Il a réussi malgré cela à ramener la voiture à l’arrivée et est toujours devant au championnat ce qui ne manque pas de l’amuser.
Mais Lewis Hamilton a également d’autres raisons de garder le sourrire:
J’espère que c’est mon mauvais week-end de l’année, croisons les doigts.
Je reste positif en abordant la prochaine course (GP de Hongrie dans 15 jours) et je suis toujours leader au championnat, ce que je trouve amusant en voyant à quel point le week-end a été mauvais.
Je suis arrivé complètement malade, j’ai eu le plus grave accident qui me soit jamais arrivé, j’ai eu une crevaison, la safety car est sortie, je suis parti dans le gravier et il a recommencé à pleuvoir.
Mais si je dois être honnête, je me suis plus amusé aujourd’hui que par le passé.
Et quand vous menez toujours le championnat, ça montre combien les autres doivent pousser pour me rattraper.
Le prodige anglais insiste que c’était inévitable qu’il finisse par connaitre un week-end « sans », il ne manque pas de souligner que l’expérience acquise le fait progresser:
C’est la course, vous ne pouvez pas faire des courses parfaites chaque week-end. Il n’y a rien d’étrange à cela.
Je le dis depuis le premier jour que cela allait finir par arriver, que ce serait inévitable que je ne finisse pas
sur le podium.
J’étais donc prêt. Vous avez besoin de ces expériences et c’était une grosse expérience et ce n’est pas fini.
J’ai appris dix fois plus aujurdhui que lors de la dernière course.
Aujourd’hui, c’était l’expérience avec la pluie, l’aquaplanning, devoir choisir pneus pluie ou slicks.
Je n’avais pas eu l’occasion de courrir sous la pluie, qui plus est des pluies torrentielles. C’était nouveau pour moi. J’ai tres peu roulé sous la pluie, probablement moins de 500km.
J’ai fait quelques fautes aussi, des fautes qui font parties de l’apprentisage.
En ce qui me concerne c’était un excellent week-end en matière d’apprentissage. J’ai le sentiment d’avoir franchi un gros palier dans ce sens.
Il était quelque peu dépité des décisions de la FIA:
Je n’ai jamais abandonné. Je me suis battu jusqu’au dernier tour.
Malheureusement la FIA m’a fait ralentir et laisser passer Massa alors qu’il était 4 secondes derriere et que j’etais plus
rapide que lui. La même chose avec Alonso.
J’ai du perdre au total quelque chose comme 10 secondes, sans cela j’aurais pu marquer des points.
J’imagine que je dois en parler a Charlie (Whiting, le directeur de course).