McLaren pense que Heikki Kovalainen va donner beaucoup de fil à retordre à Lewis Hamilton cette année. Le Finlandais a été l’auteur d’un excellent week-end en Malaisie, il s’est d’ailleurs montré supérieur à Hamilton aussi bien en qualifications qu’en course.
Pour Ron Dennis d’ici trois courses Heikki risque vraiment de mettre en difficulté. Le patron de McLaren précise d’ailleurs que Lewis Hamilton le sait très bien et il en plaisante même avec Heikki. Il espère justqe que l’harmonie entre les deux pilotes ne va pas en souffrir.
Même son de cloche chez Martin Whitmarsh, le directeur des opérations chez McLaren:
Il a fait un boulot formidable!
Il souffrait sois-disant d’une crise de confiance l’année dernière quand les gens ont commencé à questionner son talent mais je suis ravis de voir comme il a travaillé dur depuis qu’il a rejoint Vodafone McLaren Mercedes
Retrouvez ci-dessous une interview donné par Kovalainen après la course:
(source: Eurosport.fr)
Vous êtes 3e en étant parti 8e…
Heikki Kovalainen : Nous devons être ravis du résultat. Après la pénalité d’hier (ndlr : recul de 5 places pour les McLaren), la course promettait d’être plutôt dure pour nous. Mais notre stratégie a très bien marché. J’ai piloté à l’air libre la plupart du temps. J’ai eu un petit problème dans mon premier relais : j’ai eu un peu de grainage. Mais après, la voiture a plutôt bien marché. Dans le dernier relais, j’avais de la marge devant et derrière moi, j’ai soulagé le moteur pour finir.
Votre stratégie était bonne : vous avez stoppé au tour 20 et ce relais prolongé vous a permis de passer par exemple Jarno Trulli et de consolider votre position sous la pression de la Toyota, pendant un moment…
H.K. : C’est toujours à la fin des relais que nous nous sommes sentis plus forts que les autres. Mais comme je l’ai dit, tôt dans le premier relais j’ai eu un peu de grainage, ce qui a compromis un peu notre vitesse. L’équipe a alors décidé de me laisser plus longtemps en piste pour le deuxième relais, et c’était la bonne chose à faire, et j’ai pu passer Jarno [Trulli]. Après le premier relais, la voiture a plutôt bien marché.
Vous vous êtes battu avec Jarno, un moment. Misiez-vous sur les pit stops ?
H.K. : Oui, comme toujours. J’ai souffert au début de mes deux relais, avec un peu de grainage sur les pneus avant. Le seul moyen de l’attaquer était en fin de relais. La voiture s’améliorait à cet instant et je pouvais pousser. Je n’ai donc pas été très inquiet lorsqu’il Jarno a été derrière, car je savais que j’avais plus d’autonomie dans me deuxième relais, et j’étais presque sûr qu’il n’irait pas aussi loin. J’ai pris ça de façon décontractée et j’ai soigné mes pneus. J’ai alors pu faire quelques bons tours et j’ai été tranquille lors du dernier relais.
Vous avez très bien piloté, dans des conditions pourtant difficiles à tous points de vue…
H.K. : J’ai travaillé dur avec mon équipe et mon préparateur physique, avec mon docteur, pour être sûr d’être en bonne forme, et dans une forme meilleure que l’an dernier. Le travail a payé et nous allons continuer comme ça.
Quelle différence y avait-il en termes de pneus ?
H.K. : Le premier n’a pas été aussi bon avec les “medium”. Le deuxième était mieux avec les “dur”, puis le troisième a été bien avec les “medium”. Je pense que la piste a évolué.
Dans le deuxième relais, vous n’avez pu vous aligner sur le rythme de BMW, bien que selon vous les pneus fonctionnaient bien. Comment étiez-vous par rapport à BMW et Ferrari?
H.K. : Il n’y avait aucun moyen de rivaliser avec Ferrari. BMW a aussi semblé très compétitive le jour de la course, mais quand on part plus loin sur la grille, c’est toujours un peu compromis. On perd pas mal de temps au début, puis on peut lâcher une demi-seconde par tour dans le trafic ou en pleine bagarre. Une fois réglé tout ça, Robert était 17 secondes devant. Impossible de dire ce qui se serait produit si j’étais parti à ma place normale de qualification (3e) mais aujourd’hui nous avons fait le maximum possible.
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Oui la pression sera la, mais certainement une pression saine ou les pilotes seront à égalité comme la toujours fait Ron Dennis n’en déplaise à Fernando Alonso